(Actualisé avec avec citation de Mette Frederiksen §4, contexte §6)
par Jacob Gronholt-Pedersen
Le président Donald Trump doit rencontrer mardi les dirigeants du Danemark et du Groenland à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, pour la signature d'un accord permettant un renforcement de la présence militaire américaine sur le territoire semi-autonome danois.
Cette entente devrait déboucher sur l’ouverture de deux nouveaux sites militaires : Narsarsuaq, une ancienne base aérienne de la Guerre froide, et Mestersvig, actuellement utilisée par la "Sirius Dog Sled Patrol", une unité d’élite des forces spéciales danoises.
Donald Trump a déclaré vendredi que cet accord conférait aux États-Unis "un contrôle permanent sur la sécurité et tous les autres besoins au Groenland". Le Danemark n’a pas réagi à cette affirmation, mais a précisé que cette décision respectait la souveraineté du royaume et le droit du Groenland à l’autodétermination.
"Si nous pouvons conclure cet accord, qui est bénéfique tant du point de vue du Groenland que des États-Unis et de l'Europe, ainsi qu'au nom du Royaume du Danemark, c'est parce qu'il s'agit d'une question de politique de sécurité", a déclaré Mette Frederiksen, Première ministre du Danemark, lundi à New York.
On ignore encore si le texte modifie le traité de défense de 1951, qui a constitué jusqu’à présent la base juridique de la présence américaine, ou s’il s’agit d’un nouveau cadre légal.
Cet accord marque un revirement par rapport aux ambitions initiales de Donald Trump, qui souhaitait acquérir purement et simplement le Groenland, mais représente toutefois une expansion significative de l’infrastructure militaire américaine sur l’île depuis la Guerre Froide.
(Jacob Gronholt-Pedersen; Version française Rihab Latrache, édité par Augustin Turpin)

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